Les pouvoirs et les devoirs du Maire
La loi SRU donne aux Maires un pouvoir exorbitant sur le développement et le renouvellement des zones urbaines. La modification, récente, de la composition de la commission qui autorise l’implantation de nouveaux commerces, leur donne également une prédominance décisionnaire dans le domaine commercial.
Actuellement tout milite pour tenter de rapprocher les habitants de leur lieu de travail et de leurs lieux de consommation. Au-delà de cela, il est aussi rationnel de rapprocher les lieux de production, au moins quand ils sont locaux, des lieux de résidence des consommateurs. Il en découle deux nécessités : créer de l’emploi local et encourager les circuits courts.
Il serait logique que les décisions en matière d’urbanisme aillent dans ce sens.
La responsabilité des Maires est donc totalement engagée dans la réussite de l’évolution de l’urbanisme.
Les grands centres commerciaux : un concept dépassé
Le développement des centres commerciaux à la périphérie des villes, voire aux croisements stratégiques des grands axes de circulation n’a pas pour but premier de satisfaire les consommateurs, mais plutôt d’engranger le maximum de chiffre d’affaire, donc de bénéfices.
Dans le développement urbain, quand c’est possible, il serait donc de bon goût de préserver les commerces petits ou grands situés en centre ville ou au centre de zones urbaines en rapport avec leur importance.
Quand l’idéologie occulte la logique
A Questembert l’obsession du Maire est de densifier la ville en n’y créant que de l’habitat (voir les immeubles construits, en cours de construction ou projetés dans les futures ZACs).
Deux projets sont actuellement en cours : l’implantation d’un Super U à Bel Air et une ZAC multisites en centre ville.
Le premier va avoir pour conséquence de créer un excédent d’offre en matière de commerce, déjà démontré lors d’un précédent projet de Centre Leclerc, il va accélérer la disparition de petits commerces et très probablement du Carrefour Market. Ce dernier jouxte le périmètre de la ZAC multisites. Est-ce un hasard ou un calcul ?
On pourrait imaginer que la zone d’implantation du Carrefour Market, pourtant idéalement située pour les consommateurs et qui devrait donc être préservée, mais à proximité des terrains déjà convoités par la Commune, soit récupérée pour y faire encore et toujours des logements. Le mystère qui entoure la nouvelle ZAC n’incite pas à imaginer autre chose.
Le poids d’une idéologie éculée et le désir d’y retourner (Aux municipales en 2014)
Dans la ZAC du Centre l’impasse a déjà été faite sur les commerces et l’optimisation des déplacements, l’idéologie marxiste ayant déjà pris le pas sur la logique. Pourquoi les œillères s’écarteraient-elles pour envisager autre chose ?
Remarquons au passage que ceci est en parfaite contradiction avec la prétention de soutenir à fond un idéal écologiste.
Electoralisme quand tu nous tiens !!!!
Le Pot de Terre